La Rue du temps qui passe

Un plongeon au début du siècle dernier

Ce musée est une formidable aventure humaine entamée par un père et sa fille.  Grâce à leur volonté, leur ingéniosité et à une sacrée dose d’huile de coude, ils sont parvenus à créer une vraie capsule temporelle habitée par leur passion commune…

TEXTE & PHOTOS – Frédéric Lemont

La Rue du temps qui passe | Article paru dans le numéro d’hiver 2019 de notre magazine

Michel Boom est sans aucun doute un précurseur en matière de recyclage et de récup’ ! Et c’est grâce à cette faculté de conservation incroyable que ce projet pharaonique a pu voir le jour… “Je n’ai jamais supporté de voir des objets abandonnés et inutilisés !”, nous confie-t-il. “À l’âge de sept ans, j’ai commencé à tout récupérer et à tout stocker. Ces objets étaient mes petits trésors. Je ne me résignais pas à les voir délaissés, alors qu’ils ont tous une histoire. » 

 

Objets abandonnés

“Tous les objets que l’on peut voir dans cette Rue du temps qui passe, ce sont ceux que j’ai trouvés au fil de ma vie…” Michel Boom est le co-fondateur, co-architecte, co-fabricant et co-conservateur de ce musée incroyable à découvrir au plus vite. Sa coéquipière n’est autre que sa fille Christelle, qui a mis la main à la pâte pour dessiner et construire cet endroit unique situé à Allas-les-mines, à quelques kilomètres en aval des Milandes dans la vallée de la Dordogne.  

En arrivant dans les lieux, Christelle nous accueille avec sa bonne humeur dans un grand hall pavé.  On est tout de suite plongé dans l’ambiance – Django Reinhardt fait chanter son violon dans les haut- parleurs et le comptoir du café de quartier donne envie de siroter un ballon de Bergerac (avec modération) !

 

Chaque objet est un trésor

Michel est là aussi, avec son sourire communicatif, le même que celui de sa fille. Il lève alors un bras pour nous montrer quelque chose cloué sur une poutre : “Ça, c’est le premier objet que j’ai trouvé et que j’ai décidé de garder quand j’avais six ans et demi. C’est ce qu’il reste d’une montre à gousset. Je la trouvais extraordinaire, cette montre. Déjà parce qu’à l’époque, on n’avait bien moins de choses que maintenant. Et puis parce que j’y avais repéré des poinçons. Du coup, je me sentais riche avec ce trésor !

(suite de l’article après les photos)

Le projet d’un père et de sa fille…

Au départ, Michel a récupéré cet ancien atelier de plus de 1 000 mètres carrés pour entreposer ses véhicules de collections. Un endroit “dans son jus”, loin d’être ce que l’on peut admirer aujourd’hui. C’est alors que sa fille et lui ont eu l’idée d’un grand musée dans lequel on pourrait se replonger dans une époque lointaine. “Il fallait à tout prix montrer la multitude d’objets que mon père a conservés durant des décennies… il fallait donc que nous ouvrions un musée”, affirme Christelle.

 

1 000 m2 de voyage dans le temps

Au départ, Michel a récupéré cet ancien atelier de plus de 1 000 mètres carrés pour entreposer ses véhicules de collections. Un endroit “dans son jus”, loin d’être ce que l’on peut admirer aujourd’hui. C’est alors que sa fille et lui ont eu l’idée d’un grand musée dans lequel on pourrait se replonger dans une époque lointaine. “Il fallait à tout prix montrer la multitude d’objets que mon père a conservés durant des décennies… il fallait donc que nous ouvrions un musée”, affirme Christelle.

 

Pour les anciens et les plus jeunes

Pour les anciens, qui se souviennent de ces traces du passé, mais aussi pour les enfants qui n’ont pas connu cette époque. Au printemps dernier, une classe est venue visiter le musée. Les petits étaient surpris de découvrir un vieux téléphone, eux qui n’ont connu que les smartphones ou les appareils modernes à touches. Ils étaient fascinés…

(suite de l’article après les photos)

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y a pas que les enfants qui sont fascinés par cette petite merveille de musée, que Michel et Christelle ont entièrement réalisé eux-mêmes, avec une sacrée dose d’huile de coude. Le lieu semble d’ailleurs habité par cette passion qu’ils ont en commun. “Nous sommes très heureux d’avoir réalisé ensemble cet endroit”, nous confie Michel, très ému.

Une sacrée dose d’huile de coude

En flânant dans ces reconstitutions de rues d’antan, on est impressionné par le talent des Boom qui ont su reconstruire de vieilles échoppes remplies de trésors. On redécouvre de vieux métiers en scrutant à travers les vitrines pour apercevoir des objets oubliés, des boîtes, des jouets, des outils – ceux du coiffeur, du boucher, du boulanger (son échoppe est la réplique de celle du film La Femme du boulanger que Pagnol adapta à partir d’un épisode du roman Jean le Bleu de Jean Giono), du médecin, du cordonnier, du caviste, du relieur-imprimeur, du bourrelier, du charron, du chapelier et on en passe. Tout cela, grâce à l’ingéniosité de Christelle et Michel, qui nous racontent les si belles histoires d’un quotidien révolu.

 

Un lieu habité par la passion

Tout semble vivant, comme si les habitants de cette bourgade avaient quitté les lieux quelques minutes avant notre arrivée. En saison, le musée propose des visites costumées théâtralisées et des ateliers d’écriture à la plume. Christelle offre aussi la possibilité à des groupes d’enfants de participer à une chasse aux intrus pour repérer des objets modernes placés parmi les anciens. Tout droit venue du passé, cette Rue du temps qui passe a un bel avenir devant elle ! ■

Retrouvez cet article et bien d’autres en lisant le numéro 4 du magazine L’Édition Périgord que vous pouvez commander et recevoir dans votre boîte aux lettres en cliquant ici.

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