Plongeons dans l’Aquarium du périgord noir

Pour découvrir une faune fabuleuse dans une ambiance ludique

L’aquarium du Périgord noir du bugue souffle cette année ses trente bougies. Une occasion rêvée pour visiter ce lieu unique en son genre et ses fabuleuses créatures mises en lumière par une scénographie impeccable et des animations étonnantes !

Par Frédéric Lemont

Photo de couverture © Aquarium du Périgord noir

Plongeons dans l’Aquarium du Périgord noir | Article paru dans le numéro de printemps 2020 de notre magazine

Commençons par souhaiter un très joyeux anniversaire à l’Aquarium du Périgord noir, qui fête cette année ses 30 ans d’existence… et de succès ! Ce lieu emblématique, aussi dépaysant que surprenant, a en effet été pensé en 1989 par Jean-Louis Chedal, un photographe qui a notamment mené des missions en Afrique pour le zoo de la Palmyre, avant de créer son premier aquarium dans le Marais poitevin.  

Un site en perpétuelle évolution

Gérard Fayolle, maire du Bugue de l’époque, trouve le projet extraordinaire et propose au créateur un terrain marécageux à la sortie de la ville. Pour aider cette initiative au potentiel très porteur pour Le Bugue, la ville s’engage alors à fournir l’eau nécessaire au fonctionnement du futur aquarium gratuitement durant dix ans ! Quelque temps plus tard, le superbe parc du Bournat s’est lui aussi installé juste à côté.  Il y a une vingtaine d’années, Fabrice Durand-Allizé, ancien pro de basket-ball, reprend les reines du site. Au fil des ans, il ne cessera de le faire évoluer et de le développer jusqu’à aujourd’hui. “Et c’est loin d’être fini.”, nous assure-t-il. “Nous avons de nombreux projets pour les années à venir…” 

Prolonger la journée…

De nos jours, l’Aquarium du Bugue, c’est 3 millions de litres d’eau douce répartis en 70 bassins et pas moins de 6 000 animaux – dont un silure de 2,60 m et de 70 kg, une carpe amour de 1,40 m, et la plus belle collection d’esturgeons visible en Europe. Pas étonnant que plus de 4,5 millions de visiteurs soient venus découvrir ce site depuis sa création.  Après avoir passé le sas d’accueil tout en miroirs – donnant ainsi l’impression de pénétrer sous la surface de l’eau, au cœur du mystère de nos lacs et rivières –, on découvre d’adorables petits animaux poilus aux moustaches frétillantes : les myocastors du Chili, ces petits ragondins originaires d’Amérique du Sud qui ont par la suite formé des populations en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique de l’Est et en Asie.

(suite de l’article après les photos)

Les adorables myocastors du chili

On peut ici les voir évoluer à la surface ou sous l’eau grâce à de grandes vitres. Clou du spectacle: plusieurs fois par jour, le visiteur assiste à leur nourrissage par des soignants animaliers équipés d’un casque et d’un micro pour expliquer tout ce qu’il faut savoir sur ces animaux. Moyennant un petit supplément, on peut devenir stagiaire et participer à ce nourrissage. Ledit stagiaire découvre ainsi les coulisses, où un soignant prépare avec lui des questions-réponses. Puis, avec un pot de carottes bien fraîches (les myocastors en raffolent vraiment !), ils apparaissent tous deux sur le ponton du bassin pour assurer l’animation. 

Devenir stagiaire VIP  

Un moment extraordinaire pour le stagiaire devenu le temps de quelques minutes le véritable centre d’intérêt des myocastors qui n’hésitent pas à venir réclamer leur carotte en grattant les cuisses des nourrisseurs…  Créer des expériences inoubliables, en plus de sensibiliser sur l’écosystème et le caractère méconnu de la faune d’eau douce bien plus mystérieuse qu’on aurait tendance à le penser, c’est l’un des objectifs principaux de l’aquarium.

Ce concept de stagiaire VIP est d’ailleurs décliné sous trois autres formes. Dans le bassin aux carpes, situés dans la “Grande cour” intérieure, les visiteurs peuvent participer au nourrissage en prenant quelques moules dans leur main avant de la plonger sous la surface. Sensation garantie : les poissons viennent aussitôt en troupes pour tenter d’aspirer ces fruits de mer. En plus de cela, le stagiaire peut participer à l’animation aux côtés du soignant animalier, là aussi équipé d’un casque et d’un micro. Plus loin dans la visite, la possibilité est donnée au public de devenir stagiaire nourrisseur de bébés alligators, d’iguanes et de serpents. 

 

Les questions environnementales 

Mais revenons à la première partie de cette exploration, en immersion dans les couloirs de l’aquarium, dont la scénographie est tout simplement parfaite. Dans l’espace baptisé “Les habitants d’eau douce” et dans “L’Observatorium”, on est subjugué par les esturgeons, les carpes, les silures, et bien d’autres spécimens de poissons de rivière… Tout est bien évidemment parfaitement expliqué – en français, mais aussi en anglais et en néerlandais – de façons tactiles et ludiques. Une sensibilisation est faite sur les espèces dites envahissantes et nuisibles qui fragilisent les écosystèmes. Ô surprise ! Ces animaux ont le plus souvent été introduits par l’Homme.

 (suite de l’article après les photos)

De majestueux alligators

Après avoir “nagé” avec les esturgeons qui viennent frôler les vitres, comme pour nous saluer, on entre dans “L’Alligator ranch”. Ils sont là, derrière les vitres, aussi majestueux qu’inquiétants. Le décor est parfait. La végétation totalement dépaysante. On se croirait presque en Louisiane ! Pour son anniversaire, le site s’est offert quatre nouveaux espaces. Le premier est dédié aux “Géants de l’eau douce”, les silures mandarins. Le deuxième est quant à lui tourné vers les alligators du Yang Tsé, des crocodiliens d’une longueur et d’un poids moyens de 1,5 m et 45 kg.

 

Des tortues alligators ?

Dans “La Ferme du Bayou”, elle aussi inaugurée cette année, on approche des bébés alligators. Mais c’est sans aucun doute l’espace “Les Carapaces des Marécages” qui fait le plus parler de lui. On peut en effet y contempler des tortues alligators qui disposent d’un bec et d’une carapace ornée de larges écailles en pointe. Une véritable curiosité de la nature ! La visite se poursuit avec le couloir aux lézards, la mine de serpents et la serre aux iguanes.

Thierry Chaudière, chef animalier spécialiste des reptiles, se fait un plaisir de transmettre son savoir au visiteur. Et si vous rêvez de poser pour une photo avec un bon gros serpent autour du cou, profitez-en pour assouvir cette envie ! L’Aquarium du Périgord noir, c’est aussi une superbe animation toutes les 30 minutes. Autant dire que même les ados lâchent ici leurs smartphones ! Et si vous avez envie de prolonger la journée, pourquoi ne pas succomber à l’un des trois autres sites du complexe Univerland dont l’aquarium fait partie ?

D’autres sites pour la famille

Dans “Le Labirynthe préhistorique”, le célèbre archéologue Jean Netessur, certain que des Hommes de Cro-Magnon se cachent encore au Bugue, vous lancera le défi de résoudre 22 énigmes dans 6 atmosphères différentes pour les retrouver et tout apprendre sur eux. Un fantastique “escape game” sur 1 000 m2 !

Univerland, c’est aussi le “Big Bird”, plus haut parcours aérien d’Europe – 22 mètres au-dessus du sol tout de même! Quant au “Jungle Golf”, un golf miniature de 18 trous, il est idéal pour s’amuser en famille ou entre amis sur plus de 2 000 m2 au milieu d’animaux et dans une végétation luxuriante… Et si ces aventures nous ouvrent un chouia l’appétit, on peut se régaler au “Burger Sofa”, au “Chicken BBQ” ou au “Crêperie Square”. Car, comme le dit si bien Fabrice Durand-Allizé : “on veut prouver qu’on peut très bien manger dans un site touristique !” ■

+ D’INFOS sur l’Aquarium du Périgord noir en cliquant ici.

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